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L'accordéon
diatonique



L'accordéon est un instrument de musique et plus particulièrement un instrument à vent de la famille des instruments à anche libre. Il est composé d'un soufflet permettant le déplacement de l'air dans une turbine  à anche dite "libre" et de touches ouvrant des clapets ce qui à pour effet de laisser passer l'air, donc de faire vibrer une anche aussi "libre" mais métallique qui produit le son lui-même.

C'est l'aîné de la famille; il a été le premier à se répandre en Europe d'abord, puis partout dans le monde. Il est petit et léger, ce qui lui permet son style "poussé - tiré" si caractéristique ! Mais il n'est pas pour autant aussi simple à maitriser qu'il y paraît à première vue. Le fait qu'un bouton produise une note différente selon que l'on pousse ou que l'on tire, et la répartition non linéaire des 7 notes de la gamme diatonique (3 + 4) sur le clavier, en font un instrument de caractère qui ne se laisse apprivoiser que par un nombre limité de maîtres.

Aujourd'hui, s'il continue à être un instrument bisonore (un bouton = 2 notes) il ne se contente plus d'être diatonique (une gamme de 7 notes). Une troisième rangée de boutons lui donne les notes altérées qui complètent sa gamme à 12 notes et le rend finalement chromatique et étend du même coup son répertoire à toutes les musiques du monde.

La cabrette

Cabrette


La cabrette ou musette est une cornemuse apparue au XIXe siècle dans la communauté auvergnate de Paris et qui s'est rapidement répandue en Haute-Auvergne et Aubrac ainsi que dans des zones limitrophes.
L'origine de la cabrette reste un sujet d'étude mais il est certain que cette cornemuse du centre est liée à la colonie auvergnate de Paris.

Elle comporte un tuyau mélodique et un tuyau d'accompagnement, mais ce dernier n'est pas toujours fonctionnel. Autrefois le sac en peau de chèvre (d'où le nom de l'instrument) se gonflait à la bouche comme la plupart des cornemuses. L'ajout du soufflet remonte au milieu du XIXème siècle et à l'arrivée des premiers contingents importants d'émigrés vers Paris. Cette "colonie auvergnate" fut donc l'artisan du maintien de l'instrument qui fut bien prêt à disparaître. C'est Joseph FAURE originaire de Saint-Martin-de-Fugères en Haute-Loire, qui substitua le remplissage du sac à la bouche par le soufflet. En effet, cet ouvrier charpentier et artiste de la cornemuse ne pouvait plus jouer victime d'une maladie pulmonaire. L'idée lui est venue alors qu'il allumait un feu dans "lo cantou".









La vielle

à roue







Vielle à roue


Résumer l'Histoire de la vielle en quelques lignes est quasiment impossible, tant son évolution, sur le plan de la lutherie comme sur le plan social, a été grande. Néanmoins, voici quelques points importants qui ont marqué la vie de cet instrument.
La vielle à roue est un instrument à cordes frottées par une roue en bois au lieu d'un archet. La roue est tournée avec une manivelle, pendant que la main gauche du musicien joue la mélodie sur un clavier.

Deux cordes appelées chanterelles, passent par le clavier ; leur longueur de vibration est changée par l'action des touches appelées "sautereaux".

Le sautereau est un élément du clavier de la vielle à roue qui comprend des tiges coulissantes pour chaque note. Les sautereaux sont fixés sur chaque tige par groupe de deux (deux cordes en chanterelles) et permettent, comme le doigt du violoniste, de déterminer la partie de corde vibrante. Après appui sur la tige du clavier, celle-ci est rejetée par la vibration des cordes, faisant ainsi reculer la paire de sautereaux.

Un nombre variable de cordes, passant hors du clavier, émettent chacune un son, formant ainsi un accord continu : ce sont les bourdons (gros bourdon, petit bourdon, mouche et corde de chien ou trompette). Au-dessous des bourdons se trouvent parfois des cordes sympathiques qui donnent au ton un caractère plus doux.

Parmi les bourdons, une corde particulière donne cette caractéristique originale de la vielle qui est de pouvoir  rythmer une mélodie. Cette corde repose sur une petite pièce de bois appelée le « chien », elle-même maintenue sur la table d'harmonie par la pression de la corde. Lorsque cette corde vibre suffisamment, la pièce de bois vibre alors sur la table, et génère un son comparable à un grésillement. L'instrumentiste produit cette vibration par une frappe de la manivelle, que l'on appelle détaché ou "coup de poignet".

Si le principe de cordes frottées nous vient de l'Orient, la vielle à roue (premier instrument à cordes sur lequel un clavier est appliqué) est très vraisemblablement d'origine européenne, même si certains la voient arriver sur notre vieux continent avec les invasions Mauresques. On en trouve les premières traces (sous sa forme ancestrale) vers 1100 dans un texte rédigé dans une abbaye bénédictine en Bavière, et sur les frontons de cathédrales espagnoles (Saint Jacques de Compostelle notamment).
Si nous devons à un luthier de Versailles, dénommé Bâton l'Ancien, les vielles à corps de guitare (vers 1716), nous lui devons également les vielles à corps de luth (1720). Mais les progrès faits en lutherie pour le violon réduiront ce succès. La Révolution française achèvera ce travail par la destruction de nombreuses vielles considérées comme instruments bourgeois et nobles. Là aussi de nombreuses têtes tomberont !

Le XIXe siècle verra cependant sa renaissance progressive dans les campagnes. De nombreux luthiers parisiens ont fuit la capitale lors de la Terreur pour se réfugier en Berry et en Bourbonnais ; ce sera l'âge d'or de la vielle à roue en France et ce jusqu'au début du XXe siècle. Malheureusement la vielle se retrouvera une nouvelle fois détrônée, cette fois-ci par l'accordéon diatonique qui apparaît mieux adapté pour les airs en vogue. Les Révolutions ne réussissent décidément pas à la vielle à roue, l'Industrielle lui est fatale à moyen terme.

A partir des années 1970, la vielle renaît doucement, notamment auprès des jeunes. Des musiciens comme le franco-suisse René Zosso, mais aussi des luthiers, vont faire revivre l'instrument en lui apportant un regard nouveau. La notion d'idée culturelle favorise très nettement cet renaissance.

Aujourd'hui, la vielle est présente dans de nombreux groupes folkloriques, groupes de musique ancienne et traditionnelle, mais également dans des formations contemporaines. On constate un certain regain croissant de la part des jeunes pour cet instrument.
De plus, la Lutherie - tout en gardant le côté traditionnel de l'instrument - commence à y intégrer de plus en plus des techniques nouvelles.



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